Esprit de compétition

L’esprit de compétition n’a pas sa place en cours de groupe

 

Donne-moi ta main, camarade
J’ai cinq doigts moi aussi
On peut se croire égaux.
-Claude Nougaro

Nous, humains, appartenons tous à la même espèce appelée Homo sapiens. De ce fait, nous avons une multitude de caractéristiques communes, dont certaines datent du début de l’humanité, notamment…l’esprit de compétition.

Depuis toujours, l’humain a un côté très « animal », qui s’exprime par le fait de vouloir régner, gagner et être le plus fort. Il a un besoin essentiel de se mesurer aux autres. Et, bien qu’il ait évolué depuis l’homme des cavernes, il possède toujours en lui ce fort instinct de compétition.

Mais, cette compétition est-elle toujours nécessaire?

Depuis plus de 15 ans, je constate malheureusement trop souvent ce phénomène de compétition et de comparaison chez les gens qui commencent un programme de mise en forme. Au lieu d’accepter le fait que tout le monde est différent et que chacun a ses propres limites, certaines personnes s’entêtent à se comparer.

Le respect de soi

Chaque jour, nous affrontons les défis du quotidien métro-boulot-dodo, et à cela s’ajoutent différentes tâches qui garnissent nos agendas : ménage, lavage, « commissionnage », commérage…? Enfin. Vous voyez ce que je veux dire.

Alors, pourquoi ajouter à tout ça la pression de « se défoncer » à l’entraînement, sans tenir compte de ses capacités? Pour avoir de meilleurs résultats plus rapidement? Croyez-moi, j’ai essayé, et ça ne fonctionne pas comme ça. La clé de la réussite, c’est avoir des objectifs réalisables, et ce, dans un temps raisonnable. Votre seule compétition, c’est vous-même. Pas le voisin.

Attention! Je ne suis pas en train de dire que le simple fait d’aller promener votre chien tous les soirs va vous rendre « top shape ». Mais, en choisissant un entraînement adapté, en y allant graduellement, en augmentant vos charges progressivement, selon votre propre rythme, vous atteindrez vos objectifs. J’imagine que je n’ai pas besoin de vous dire que, si vous reprenez l’entraînement après 10 ans de passivité, commencer avec des « tunk jump » n’est pas une bonne idée!

Au fond, respectez-vous et suivez votre propre rythme. Aussi simple que ça!

La bonne approche

Sortez de votre tête les réflexions du genre : « Je dois faire aussi bien qu’elle, j’aurai l’air de quoi sinon?! »
Cultiver ce besoin de performance ne fera que vous nuire. Ça peut vous conduire à l’abandon, à la démotivation, au sentiment d’échec, à la perte de confiance, à des blessures …

Il est impossible d’atteindre ses objectifs sans passer par une progression adéquate. Alors, moi je dis, montez une marche à la fois, même si vous ne voyez pas encore le sommet! C’est le meilleur moyen de vous assurer d’y arriver.

Si vous voulez améliorer votre condition physique de manière saine et sécuritaire, il vous faut vous entraîner en fonction de votre condition physique. Dans le contexte des cours en groupe, on a souvent tendance à se comparer. Cependant, chaque participant est unique et a sa propre expérience d’entraînement. Il est donc illogique et inutile d’essayer de faire comme le voisin. Si votre corps n’est pas prêt pour ce niveau d’activité physique, vous ne verrez pas d’amélioration significative. De plus, opter pour des options d’exercice trop avancées peut s’avérer dangereux.

Adaptez donc vos séances à votre niveau avec les options qui sont offertes par les instructeurs. Ces derniers sont spécialement formés pour vous aider à progresser. Nous sommes là pour vous accompagner dans l’atteindre vos objectifs, ne l’oubliez pas!

Entraînez-vous pour vous, et repoussez vos propres limites graduellement!

 

Sonya Brisson

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *